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Le Cameroun cherche des partenaires pour un complexe agroalimentaire de 23,2 milliards de FCFA à Kaélé
Le Cameroun cherche des partenaires pour un complexe agroalimentaire de 23,2 milliards de FCFA à Kaélé — the desk wire, 8 October 2026. Le Cameroun recherche des investisseurs pour financer, construire et exploiter un complexe agroalimentaire de 23,2 milliards de FCFA à Kaélé, dans l’Extrême-Nord. Prévu sur 30 hectares, le projet vise une capacité annuelle de transformation de 73 000 tonnes de produits agricoles et de viandes, après une première démarche de préparation du financement engagée en 2023. Le gouvernement camerounais recherche des partenaires techniques et financiers pour réaliser et exploiter le Complexe industriel agroalimentaire de Kaélé (CIAK), dans le département du Mayo-Kani, région de l’Extrême-Nord. Évalué à 23,2 milliards de FCFA, le projet doit permettre de transformer localement une partie de la production agricole et animale de la région, selon un communiqué du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT). L'investissement prévu couvre l'aménagement du site, la construction des installations, l'acquisition des équipements et des lignes de transformation, ainsi que le fonds de roulement nécessaire au démarrage des activités. Le ministère ne précise pas la répartition de cette enveloppe entre les différents postes. La structure juridique et financière du projet reste également à définir. Le partage du capital, la forme du partenariat et les conditions de participation des investisseurs seront arrêtés ultérieurement, conformément à la réglementation en vigueur. Le futur complexe doit occuper une superficie de 30 hectares et disposer d'une capacité annuelle de transformation de 30 000 tonnes de sorgho, 15 000 tonnes de maïs, 20 000 tonnes d'oignons et 8 000 tonnes de viandes bovines et de petits ruminants. Ces quatre filières représentent un volume potentiel de 73 000 tonnes de matières premières à traiter chaque année. Les produits transformés sont destinés au marché camerounais et à ceux des autres pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). Le projet s'appuie sur les activités agropastorales de l'Extrême-Nord, où les cultures céréalières, la production d'oignons et l'élevage constituent des sources de revenus pour les populations rurales. L'installation d'unités industrielles doit permettre de conserver une plus grande partie de la valeur ajoutée dans la région, en transformant sur place des productions aujourd'hui principalement commercialisées sous forme brute. Sa mise en œuvre supposera toutefois de disposer d'approvisionnements réguliers et d'organiser la collecte, le stockage et l'acheminement des matières premières vers les installations. De la recherche d'un consultant à celle des investisseurs La démarche actuelle fait suite à une procédure engagée en 2023. Le 30 mars de cette année-là, le MINMIDT avait lancé un appel à manifestation d'intérêt pour recruter un consultant chargé d'accompagner la recherche d'un investisseur pour le financement, la construction, l'équipement et l'exploitation du complexe. Un appel d'offres avait ensuite été lancé le 15 mai 2023 pour cette prestation. La mission prévue pour le consultant consistait notamment à élaborer une stratégie de financement, à promouvoir le projet auprès des partenaires potentiels, à contribuer à leur mobilisation et à préparer la création d'une société de projet. Le nouvel appel s'adresse cette fois directement aux entreprises, consortiums, groupements d'entreprises, investisseurs institutionnels et fonds d'investissement susceptibles de participer à la réalisation du complexe. Le ministère ne précise cependant pas les résultats de la procédure de recrutement engagée en 2023. Le CIAK s'inscrit dans la politique camerounaise de développement de la transformation locale des produits agricoles et de réduction des importations alimentaires. Le Plan intégré d'import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH), couvrant la période 2024-2026, prévoit notamment de renforcer les capacités nationales de production, de transformation et de commercialisation des produits agricoles, de l'élevage et de la pêche. À Kaélé, cette orientation doit se traduire par l'implantation d'activités industrielles au plus près des bassins de production. Au-delà des capacités annoncées, la viabilité économique du complexe dépendra de la disponibilité des matières premières, des coûts de transformation et de l'accès aux marchés de consommation. Le choix des partenaires et les modalités de financement détermineront désormais les conditions dans lesquelles le projet pourra passer à sa phase de réalisation. Amina Malloum Industrie
Updated 8 October 2026 · First published 8 October 2026
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